RÉFLEXIONS

Depuis une dizaine d’années, tout nous pousse davantage vers une vie dématérialisée.

Aujourd’hui, la crise de la COVID nous invite à nous isoler, à nous fixer bien sagement devant les écrans et à vivre des partages de plus en plus virtuels. 

Notre corps serait une source de dangers et il faudrait s’en protéger, s’en détacher.

Les marques d’affection (poignée de mains, embrassades, câlins…) sont prohibés.

La porte s’ouvre, à la grande satisfaction des transhumanistes, sur une humanité nouvelle qui sacrifierait corps et cœur pour n’être plus qu’un esprit dépendant des nouvelles technologies et acteur d’un monde virtuel.

Or, nous sommes des individus, c’est à dire indivisibles. Je revendique de m’accomplir en épanouissant concomitamment mes trois dimensions. C’est principalement le but des pratiques artistiques.

Est-ce pour cela que la culture et les plaisirs de la table sont aujourd’hui si mal traités au profit d’activités numériques?

De plus en plus d’études démontrent que le toucher est un acte essentiel au développement de tout être humain tout au long de sa vie. Charles Pépin vient de publier un livre (La rencontre- éditions Allary) qui démontre que la rencontre est une nécessité. Célia Izoard nous alerte avec son livre « Lettres aux humains qui robotisent le monde, merci de changer de métier » aux éditions de la dernière lettre.

Le gouvernement lui-même reconnaît les risques de dépression généralisée qu’entraîne l’isolement. Mais il ne change pas de politique. Il conseille simplement de consulter des psy !

J’exprime ici mon besoin de contact affectif pour mon bien-être, ma santé et mon inclusion sociale. C’est ainsi que je peux être présent au monde réel et non virtuel. C’est un besoin fondamental à tout être humain, comme boire et manger. Toute limitation de ce besoin est une atteinte à notre liberté et  à notre humanité. En cohérence avec mes valeurs et mes écrits sur le lien entre humains, je ne peux que me mobiliser.

 

C’est pourquoi j’ai créé le logo joint, que je prends l’habitude d’accoler à ma signature dans mes messages et que j’exhibe pacifiquement à travers la France dans les lieux publics.

Si vous partagez ma vision de l’homme et de la femme, vous pouvez le télécharger et l’utilisez à toutes fins utiles, sauf commerciales.

 

BIZ.